28 novembre 2011

Billet d'Edmond, du Pacifique

Un tour chez Wilo : c'est un espagnol émigré dans sa jeunesse au Chili pour fuir les suites de la guerre civile. Il a 90 ans, il se déplace difficilement (opération à la colonne vertébrale un peu ratée...) mais comme il est parfaitement lucide il se donne et cultive des airs mystérieux à la Borgès. C'est un musicien. Dans le cuarteto Paris, qui vers 1945-1950 se produisait au Chili dans des bals et à la radio, c'était lui le guitariste. Voici Wilo Gamboa, à l'heure du pisco saur :

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Wilo vit dans le cajon de Maipo, longue vallée qui descend de la cordillère. Mais il est aussi propriètaire d'une maison qui domine l'océan, sur la commune de Zapallar, mais au lieu-dit Costa Cachagua. Il avait acheté le terain et fait construire du temps où ça ne valait rien. Depuis lors l'endroit a été racheté par une société imobilière qui y a édifié un vaste "condominio", propriété fermée et gardiennée où le Président Piñera a une vaste villa. Wilo bénéficie du droit curieux de résider dans sa maison du bord de mer qui ne lui appartient plus, jusqu'à sa mort, à condition que ça ne dépasse pas 80 jours par an, quotité d'aileurs incontrôlable et je doute que l'on se soucie de vérifier quoi que ce soit. Le but du jeu, par cet aprè-midi brumeux et frais, est d'aller voir la maison de Wilo, qualifiée par Anita de "paradis terrestre". Il faut passer le portail d'entrée et faire lever la barrière en donnant le mot de passe magique, et ensuite descendre un peu, et mettre pied à terre. Puis se diriger jusqu'à la maison par un petit sentier en compagnie des chiots du jardinier du domaine.

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La pente raide de ce qui est presque une falaise est couverte de "griffes de sorcières" et de buissons variés, de conifères et d'eucalyptus où se cache la maison de bois, surplombée par celle de Valdès, accordéoniste du cuarteto Paris (mort).

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On est à peu près dans la philosophie du cabanon marseillais, sauf que c'est très confortable, et même raffiné....

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De la maison descend un sentier un peu raide qui mène vers une plage privée (réservée de facto aux résidents du condominio) immense et solitaire.

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Posté par martinev à 16:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur Billet d'Edmond, du Pacifique

    quelle famille !
    je voyage avec vous...
    ici, que de la tristesse, dans le village, je veux dire

    Posté par francoise, 28 novembre 2011 à 18:06
  • Vous êtes toujours en mouvement, dans cette famille ! Merci de nous faire profiter des voyages.

    Posté par Anne**, 28 novembre 2011 à 21:08
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