Un certain chêne vert

Cheminement au jour le jour d'une vie banale

31 juillet 2009

Le 31 juillet

Pour mes abonnés, patience, canalblog a des difficultés à accepter ma mise en page. j'ai donc été amenée à supprimer par trois fois les billets. Je ne peux garantir que les photos seront à leur place!!!!

Je viens de regarder, dans la première partie, il faut inverser les photos par rapport à leurs noms: par exemple les 3 photos de la rue Paradis sont les trois dernières photos. Je n'ai pas le courage de recommencer une quatrième fois.

Pour la deuxième partie, les photos ont l'air à leur place

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Du 27 au 31 juillet 2009 (1ère partie)

Lundi

Réflexion du jour qui, on le voit, n’est pas nouvelle : « "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon (IVe siècle av. J.C.)

Aller à la plage le matin, c’est vraiment l’idéal, il n’y a presque personne, le soleil est doux et la luminosité est belle.

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         La vieille ville médiévale de Hyères où j’habite est idéale par temps très chaud. Nos anciens savaient aménager leur habitat intelligemment et les ruelles, si elles n’étaient pas pratiques pour rouler avec des charrettes (on ne pouvait pas plus s’y croiser que maintenant) avaient au moins le mérite d’être ombragées. C’est donc la fin d’après-midi venu et le soleil déclinant, le moment idéal pour les parcourir au hasard de nos pas, comme dans un labyrinthe dont on ne verrait pas le bout. A lui seul, ce quartier pourrait occuper un livre, mais moi, je ne vous offre que quelques prises de vue, et je me contenterai de la première enceinte de la cité ancienne, donc la plus vieille, celle qui entourait le plus immédiatement le château et où on pénètre par plusieurs portes.

3 photos de la rue Paradis

Rue du Four Cauvin

1ère traverse du Four Cauvin

Rue Jean Marie Ollivier

Rue des Princes

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Du 27 au 31 juillet 2009 (2ème partie)

Porte des Princes

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Rue St Pierre

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Rue Jules Romain

               

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Mardi

         Balade bien chaude à cheval ce matin. Le panorama est toujours aussi gracieux et le vert des vignes et des arbres à feuilles persistantes n’a rien à envier aux paysages de montagne auxquels j’étais habituée.

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Jeudi

Il commence à faire très chaud et la promenade ce matin avec la chienne est presque étouffante. Je prends le sentier du Paradis pour rejoindre le ciel d’où on contemple le château et le panorama à 360°.

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38°, c’est ce que m’indique à 17H le thermomètre de la voiture, tandis que je me dirige vers Pierrefeu pour aller voir mon cheval. C’est calme, très calme, remuant de la queue pour chasser les mouches harcelantes, grappillant sans conviction quelques brins de foin. Ce soir, on ira se rafraîchir dans la rivière du Réal Martin.

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Vendredi

         La semaine pour moi s’arrêtera là. Demain, nous prenons l’avion, destination Orly puis, la Normandie, pays de ma famille : les 100 ans de mon oncle, c’est un « bel âge » ( ?) que l’on fête tous ensemble.

         Pour couronner le tout, nous prolongerons notre week-end et partirons visiter un tout petit bout de la côte normande.

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26 juillet 2009

Du 20 au 26 juillet 2009 (1ère partie)

Lundi

         Enfin un petit coup de mer à 23°. L’Almanarre est une plage ventée mais agréable par mistral modéré. Elle longe un des tombolos qui relie Giens au « continent ». Ce tombolo est très fragile et, malgré des travaux permanents d’entretien, il finira un jour par disparaître et les marécages rejoindront la mer. La plage aura disparu. La mise en valeur touristique de cet endroit, ne facilite pas le sauvetage. On y pratique le kite-surf, sport assez dangereux, il faut maîtriser les vents et la vitesse. Regarder le fond de la mer ou jouer au ballon sont sûrement des activités plus relaxantes.

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Mercredi

         J’en rêvais depuis longtemps et n’y arrivais pas vraiment. Faire des photos de nuit. Quelques essais avec mon nouvel appareil. Voici donc pour commencer le quartier St Paul tel que je le vois de la fenêtre de ma chambre. L’église St Paul commence son histoire au 12ème siècle. Fermée actuellement pour cause de travaux, on ne peut que l’admirer de l’extérieur.

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Je vous avais montré ces deux juments au débourrage d’attelage. L’une des deux a mis bas moins d’une semaine après ces photos. Je vous défie de dire laquelle. D’ailleurs même l’éleveur ne s’était aperçu de rien.

         Après ce « petit retour à la montagne », je reviens chez moi pour une balade dans le parc de la villa Noailles. Je reparlerai de cette maison plus tard car elle est très particulière. Pour le moment, je me contente du « jardin cubiste » qui l’accompagne, réalisé par Gabriel Guévrékian et dont la vue sur la mer et les îles est grandiose.

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A partir de 1925, Charles de Noailles fait planter un maquis méditerranéen au nord de la villa et un jardin en contrebas au sud. Magnifique endroit aux multiples terrasses plantées d’espèces variées et reliées entre elles par des escaliers de pierres et des voûtes qui permettent le passage à d’autres recoins secrets qui invitent à la méditation. Près de la villa, des chaises longues sont à la disposition des visiteurs. Jardin romantique où je reviendrai souvent puisque j’habite à deux pas.

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Jeudi

         Ce matin, le temps est nuageux : de temps en temps un pâle soleil perce la couche de nuages. J’ai à moitié digéré mes coups de soleil sur ma peau bien blanche encore et n’ai donc pas trop de scrupules à aller à la plage. Je choisi l’Argentière à Lalonde les Maures. Elle doit son nom à d’anciennes mines de plomb argentifères qui se trouvaient là au début du siècle. J’aime assez cette plage qui présente une petite pinède bien agréable par temps chaud, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le vent m’en chasse, ramenant du sable ce qui est assez désagréable.

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Le soleil est bien revenu en soirée quand je pars à cheval. J’échappe de peu à la proposition d’aller dans la rivière à cheval (je n’y couperai pas un jour, je n’ai jamais fait ça, nager avec le cheval) et je m’en vais dans la colline où bien sûr je me perds un peu. Tous les chemins se ressemblent. Il faudrait que je m’achète un GPS, ça serait plus prudent.

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Du 20 au 26 juillet 2009 (2ème partie)

Vendredi

         Il fait très chaud aujourd’hui, on a de la visite et, malgré la chaleur, avant qu’ils ne repartent, on part pour une courte promenade à la villa Noailles où on peut curieusement se rafraîchir les pieds tout en conversant dans des fauteuils totalement inconfortables mais très « design ».

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Ou, contempler des objets hétéroclites dans un couloir sans fin.

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         Le soir, l’ambiance est chaude dans le quartier : un anniversaire deux ruelles plus haut et un concert de jazz en plein air, qui ne m’attire pas, dans le parc de la villa. Pour échapper à tout ce bruit, nous allons nous promener sur le port de Carqueirane où nous pouvons encore admirer quelques pointus.

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Manger une glace sur le rond-point en écoutant une chanteuse d’un restaurant voisin n’est pas donné à tout le monde et le coup d’œil étonné des quelques voitures qui s’enroulent autour de nous ajoute à l’intérêt de cette position.

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Dimanche

         Aujourd’hui, il fait chaud et les cigales n’ont pas le temps de s’ennuyer. Ce matin, je pars à cheval dans la vallée du Gapeau. A 10H, le soleil est déjà dur et s’écrase sur le sol sans pitié.

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Il vaut mieux essayer de trouver des chemins à l’ombre comme dans ce sentier en bordure du ruisseau ou sous les arbres qui longent le moulin à eau de la scierie.

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19 juillet 2009

Du 13 au 19 juillet 2009

Lundi

         En tout premier lieu je veux remercier les personnes qui m’ont encouragée ou soutenue pour ce déménagement, que ce soit physiquement, par email ou par message sur le blog. Il est toujours difficile de quitter un lieu, de se reconstruire ailleurs et, plus on vieillit, plus on a du mal à s’arracher. Pourtant voir et vivre dans d’autres lieux permet, paraît-il, de s’enrichir et il n’y a sûrement pas d’âge pour le faire.

         Même si les paysages changent, ils sont très beaux et j’ai pu m’en apercevoir lors de ma première balade à cheval ce dimanche. Je n’ai toujours pas d’appareil photo, j’attends la batterie commandée (!!!) il y a quelques jours. Les paysages de la précédente semaine ont pu vous être livrés grâce à un prêt. Ici, ce sont des vignes charmantes dans un terrain vallonné, des odeurs fortes et chaudes, la stridulation incessante des cigales, une vie la nuit et le plaisir de pouvoir manger dehors sans pull ainsi que la presque certitude d’un temps ensoleillé, tandis que les éléments se déchaînent ailleurs. Et puis, il reste les voyages prévus et peut-être à l’automne un départ lointain pour quelques semaines. Mais je ne vous en dis pas plus.

         J’espère simplement que mes lecteurs réguliers continueront à venir me suivre un peu dans cette banale aventure d’un jour à l’autre. Les photos reviendront c’est promis.

Mardi

         Depuis quelques jours un petit hérisson s’invite dans la gamelle du chat. Il vit chez les voisins et est arrivé par un chemin mystérieux. Sans doute mange-t-il quelques escargots qui ont résisté au changement radical de leur milieu de vie. Le fait est qu’on en voit beaucoup moins.

Jeudi

         A part l’écurie, la maison est presque au point, encore quelques détails, des objets qui ne trouvent pas leur place, mais tout ça n’est que broutilles par rapport au travail accompli. E y a perdu plusieurs kilos et les étages à monter et descendre, idem pour les sorties extérieures pleines de côtes, entretiennent la forme (j’ai mal aux mollets). Quand il ne reste plus qu’un gros ménage à faire et des rideaux à poser, c’est que la fin n’est pas loin. Enfin, je pourrai aller voir la mer !!!

Quand le sort s’acharne !

         Toujours pas de batterie, elle s’est perdue entre le Royaume Uni et la France et j’ai peu d’espoir de la voir arriver un jour.

         Ça y est, on en est aux rideaux mais… Le moteur de ma machine à coudre a grillé !!! Demain je n’irai pas voir la mer, j’écouterai les cigales en contemplant le petit chêne vert qui, lui, prospère.

Samedi

         « J’écouterai les cigales en contemplant le petit chêne vert… » Ce n’est pas le petit chêne que je contemple ce matin en me réveillant, je n’écoute pas plus les cigales qui de toutes les façons refusent obstinément de chanter mais je vois la palissade qui, sous l’effet du vent violent et de voilure de la vigne, s’est écroulée. Heureusement, ce n’est pas trop grave, il faut la remonter, la renforcer et aérer les ceps. Peine perdue, à peine remontée, tout s’écroule de nouveau sous une bourrasque. On enlève tout et on réfléchira plus tard à une autre solution.

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            Pendant ce temps, en ville, le festival démarre bruyamment avec une danse brésilienne. Scène sans doute un peu facile mais haute en couleur et surtout appréciée des nombreux touristes qui, faute de plage à cause du vent, se promènent dans la rue en foule compacte.                                                                                          

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Vers le soir, je suis montée jusqu’au château St Bernard, le mistral était violent, mais la vue sur mer était exceptionnellement nette comme l’atteste le paysage des vieux Salins fermés depuis 1992 mais dont l’activité remonte au moyen-âge.

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Dimanche

         Ce matin, il fait un peu plus frais, dans les 26° et le mistral s’est en partie calmé. J’en profite pour une balade à cheval. Comme d’habitude maintenant, il quitte son parc avec forces hennissements, saluant sa jument qui l’appelle. J’essaye divers chemins mais ne peut m’éloigner, n’ayant aucun repère et surtout aucun sens de l’orientation. Je passe donc des vignes, à une petite colline, à un passage au milieu des cannes de Provence. Doux paysages qui, je pense ont tout à gagner à l’automne lorsque le soleil sera moins vif à l’inverse de couleurs plus chatoyantes de la végétation.

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         Cette fin d’après-midi est consacrée au parc du castel Ste Claire où prospèrent des plantes multiples dont de nombreuses espèces de cactées ou d’arbres exotiques. Excellent exercice, cette promenade se conjugue en escaliers qui rejoignent des bancs peu confortables mais où il doit faire bon s’asseoir dans la solitude du petit matin, à l’ouverture.

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"fleur d'Aloës"

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11 juillet 2009

Du 6 au 12 juillet 2009

Lundi

         Pendant que certains s’amusent à la plage,

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c’est pour nous une rude journée d’emménagement par une chaleur orageuse et étouffante, tout à fait ce qu’il nous fallait, Les efforts fournis sont révélés par les visages qui ruissellent et les tee-shirts trempés de sueur.

         Même si on souffre un peu, surtout quand la table de ferme, qui pèse une tonne passe au millimètre près dans l’escalier après avoir refusé de passer par chez le voisin et qu’on l’ait menacé d’abandon au beau milieu de le rue, l’ambiance est bonne et toute l’équipe se réconforte le soir autour d’un bon repas.

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         Tiens, une petite anecdote :

-         Mais où donc est passé le chat ?

-         Anis ! Anis !

-         Miaou ! Miaou !

On le cherche partout, il reste introuvable et pourtant, on l’entend dans le coin de la cuisine… Finalement, on découvre qu’il s’est laissé enfermer derrière la cuisine intégré, avant qu’on est installé le lave-vaisselle !!! Et le piège s’est refermé sur lui. « Chacun cherche son chat ! »

Mardi

         60 cartons à ouvrir !!! Et on n’a toujours pas trouvé les couverts, mais ce n’est pas grave, il doit en rester ce soir environ 50. On finira bien par tomber dessus et puis, les couverts en plastique, ça évite la vaisselle.

Mercredi

         Demain sera un autre jour, je retourne chercher mon cheval dans l’Ain, ce qui n’est pas pour me déplaire. Un petit coup de verdure, de prés à perte de vue, de grandes forêts de sapins et de fayards. La seule chose que je souhaite, c’est qu’il ne pleuve pas, ce qui n’est pas assuré. Il n’y a pas de doute, j’étais attachée à ces paysages et ils me manquent déjà.

         En attendant, les cartons m’attendent.

         Ce soir, j’ai commencé à prendre l’ambiance du quartier et les petits potins me sont livrés par une vieille habitante des lieux. Passionnant, une vraie vie de village où tout se sait.

Vendredi

         Beaucoup de kilomètres mais aussi beaucoup de plaisir. J’ai revu avec émotions des paysages familiers et des gens que j’aimais bien et même si la température plus que fraîche nous a un peu désarçonnés, la chaleur de l’accueil a bien compensé ce petit inconvénient et puis le soleil était de la partie. Une maison en pleine montagne, des chevaux partout, un dîner un peu riche de paysans qui aiment offrir leur table et en prime un spectacle gratuit de débourrage de comtois à l’attelage.

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Dressage comtois

Puis c’est le retour à Hyères avec mon cheval dans le van et dans le vent aussi puisqu’un fort mistral nous a accompagné tout au long de l’autoroute.

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04 juillet 2009

Du 29 juin au 4 juillet 2009

Lundi

         Semaine charnière, non seulement à cause du changement de mois qui signifie pour beaucoup « vacances », et bien pour moi aussi, sauf que ces vacances vont durer très longtemps…

Mardi

         Un camion de 6 m3 plein à ras bord, une voiture bourrée et encore il faudra laisser des objets qu’on viendra rechercher un peu plus tard. Le temps est magnifique, le soleil généreux. Mais il me reste encore tellement de choses à faire aujourd’hui pour boucler le départ de demain matin.

Mercredi

         Quand je suis arrivée vers la mi août 1984, c’est un panneau un peu comme celui-ci (il était bleu) qui m’a accueillie :

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Et aujourd’hui, ce matin, c’est celui-ci que j’ai laissé derrière moi :

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Alors, je dis à bientôt aux quelques personnes de ce village qui me lisent peut-être :

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Dans ma voiture, aujourd’hui, il y avait de l’ambiance : l’horloge qui cliquetait au gré des cahots de la route, le chat qui miaulait, bien que drogué, dans sa caisse et qui parfois d’un coup de griffe surprenait la chienne à ses côtés qui jetait un aboiement plaintif, en se redressant d’un bond, surprise dans son demi sommeil. Il faisait très chaud dehors jusqu’à 34° quand nous nous sommes arrêtés pour grignoter et nous avons croisé la caravane du tour de France qui se rendait au départ prévu ce week-end.

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A l’arrivée, c’est une trentaine de cartons et quelques étagères qu’il a fallu transporter de la camionnette jusqu’à la maison qui n’est accessible qu’aux petits véhicules légers, donc à pieds. Mais pourquoi diable nous installons-nous dans un endroit si peu commode ? Et lundi, ça sera 30 m3 à décharger!!!

Vendredi

         Pas de photos à me mettre sous la dent : hors service pour le moment. Dommage, l’enlacement de quelques fleurs est parfois digne d’un cliché. Je vais donc de ce pas aller gratter le carrelage constellé de taches de peinture et d’enduit !!!

Samedi

         Le temps est lourd et orageux depuis mon arrivée, à croire que c’est justement parce que j’arrive dans la région. Quelques grosses gouttes éclatent parfois sur l’asphalte dans un bruit mat puis le soleil brumeux revient, écrasant sa chaleur sur nos épaules moites. Il faut pourtant préparer la maison, laver le sol, vider quelques cartons en attendant ceux du garde meuble.

         Mon chat a retrouvé sa liberté, il repère son nouveau territoire, allant chaque fois un peu plus loin, se mesurant aux matous du quartier. Il devra perdre les deux kilos qu’il a emmagasinés pendant ces sept mois d’enfermement.

Voilà, c'est un peu court cette semaine et assez banal pour des lecteurs (pas pour moi). je ne peux garantir une édition la semaine prochaine, je ne sais pas si ma nouvelle connexion internet fonctionnera!!!

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