Un certain chêne vert

Cheminement au jour le jour d'une vie banale

31 mai 2009

Billet d'edmond : Billie

Un jour déjà lointain, j'évoquais les tourments subis lors du réglage d'un lecteur de DVD, perdu entre les brouillards des "Feux de l'amour" et les lunettes de Derrick. Depuis lors, Derrick est mort, mais j'ai retrouvé la voix de la Divine, celle que j'évoquais ainsi :

" ...le poste de télé s’est arrêté, comme subitement captivé, sur un feuilleton qui doit être « Les feux de l’amour ». Un protagoniste émerge vaguement du smog et dit « tu comprends, Stacy, c’est terrible » et Stacy après avoir un peu crachoté réponds « depuis plus de dix ans il ne me fait plus l’amour ». Le manuel ajoute son grain de sel : « systême de diffusion adéquat pour cet emplacement (BG ou L) ». Mon Dieu je préfèrerais encore lire du Leibniz, ça doit être plus concret. Soudain un flash atroce, les lunettes de Derrick suivies de Derrick lui même sortent du brouillard et la forme Derrickienne dit « c’est vous qui avez tué votre femme ! » C’est exactement le contraire de ce qu’il disait la fois d’avant. En plus ils se tuent tous dans cette série, et moi je vous dis : dans ce pays là les gens ne s’aiment pas. Et puis le miracle survient, tandis que le manuel chuchote « certaines stations offrent un service VPS/PDC… ». La roue infernale des programmes télé s’arrête sur une chaîne où l’on entend Billie Holliday qui annonce « Fine and mellow » et démarre, sur fond d’une section de cuivres d’un moelleux mélancolique inoui, et chante de sa voix de miel désespérée :  « mon homme ne m’aime pas, il ne me traite pas bien… ». Pur génie. Elle, quand elle dit des choses aussi plates que dans les Feux de l’amour, on y croit. Quelqu’un me demandait pourquoi dans mon blog on a l’impression que les choses vont de mal en pis. Non, elle ne sont pas pires qu’avant. Elles le sont autant. Mais de temps en temps il y a une Billie Holliday ou quelque autre innocent qui arrive et donne du sens, et ça c’est le bonheur ..."

La voici, ci dessous, cliquez sur le lien, et si vous n'aimez pas ça, passez votre chemin parce que vous en avez pour 8 minutes et 28 secondes, mais c'est avec Coleman Hawkins, Lester Young, Ben Webster, Gerry Mulligan, Vic Dickenson et Roy Elridge, c'était en 1957, et il faudrait aujourd'hui payer une fortune pour réunir un tel plateau. C'est du Racine.

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Du 25 au 31 mai 2009 (1ère partie)

Lundi

     J’avais encore dans mon rêve le bruit de la mer sur les rochers...

                                                                                          

05 23 A Carqueiranne

...quand les mésanges du petit matin m’ont réveillée. Trop chaud. Mon bras gauche, exposé 7 heures durant à la brûlure du soleil, agit comme une bouillotte. Le temps est merveilleux, comme il sait l’être en montagne : lumineux, doux sous les arbres et chaud au soleil. Ce matin, j’irai me promener à cheval dans les prés qui commencent à être fournis. Il sera difficile d’y galoper : le cheval se méfie. Sous la touffe végétale peut se cacher un trou et il le sait. A son âge, on ne peut plus lui en compter. Il a l’expérience des vétérans.

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Suite 1ère partie

Finalement, il fait si chaud que j’opte pour la forêt. Les taons y seront moins tenaces. Pas âme qui vive et c’est pour moi la décontraction la plus totale.  

05_25_002_Promenade_vers_Lachat_003__Medium_

L’odeur des narcisses est pénétrante et se mêle à d’autres, provenant de buissons en fleurs et qui chatouillent un instant les narines, faisant naître des sensations indéfinissables et évanescentes.

                            05_25_001_narcisse_003__Medium_

En arrivant sur la route, j’y croise quand même un groupe de trois cyclistes et… un petit veau, un peu inquiet, qui s’est sauvé de son pré et meugle de panique, appelant sans doute sa mère, à la vue du cheval et de la chienne qui, eux, s’en fichent royalement.

                                                                                             

05 25 004 Une vache sur la route

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Du 25 au 31 mai (2ème partie)

Mardi

         Il ne me reste plus qu’un mois exactement avant de dire au revoir et rendre mon tablier, à je ne sais trop qui d’ailleurs. En attendant, le travail ne manque pas. Je dois donner un compte-rendu écrit à chacun de mes clients et les bilans se poursuivent donc au gré de mes patients. Dans un mois, une porte se fermera. J’ai bien d’autres projets, y compris au sein de ma profession mais ça ne sera plus jamais pareil et, même si parfois j’en ai assez de travailler, même si j’ai un peu perdu de mes illusions, j’espère simplement avoir parfois bien fait mon travail et avoir apporté à certains ce qu’ils étaient venus chercher. Evidemment, on ne peut plaire à tout le monde, ce sera sans doute un de mes regrets.

Mercredi

         Cet après-midi, j’ai fait connaissance de M. L., 65 ans. Ce monsieur que je visite pour un bilan a fait un AVC, il y a quelques temps. C’est tout ce que je sais de lui et j’apporte le nécessaire pour faire un examen approfondi du langage, de la compréhension, de la lecture et de l’écriture. Je n’ai aucune idée de l’état de ce patient. Je frappe donc à sa porte et j’entends : « entrez-donc ! ». Et oui, ce monsieur parle comme vous et moi mais il est presque aveugle, est paralysé du bras droit et marche difficilement. Que faire alors ? Je n’ai pas de bilan pour aveugle. Mais je constate que sa voix est altérée et je procède à un examen rapide, je dois dire, de ses possibilités vocales. Rien de surprenant, il suffit de le regarder et de l’écouter : voix soufflée, respiration thoracique et courte, typiques d’une paralysie d’une corde vocale. Malheureusement aucun examen médical ne m’est présenté et je ne peux pas être sûre de ce diagnostic. Alors, on parle. C’est un musicien professionnel : pianiste, flûtiste, saxophoniste, trompettiste et guitariste. Il me dit être passionné de musique et surtout de jazz, mais aussi, il aime l’amour mais n’a plus de femme, il se sent seul, ce qui le rend triste. Il a le sens de l’humour et ses blagues parfois un peu gauloises nous font rire. Dans un coin de son unique pièce de cet HLM assez miteux avec pourtant une belle vue sur le lac, il y a son piano électronique et, au mur, accrochée, sa guitare dont il ne peut plus se servir. Alors, je l’invite à jouer pour moi. De sa main gauche, il accompagne au piano un morceau de jazz pré enregistré. Il pense à autre chose qu’à son malheur et paraît ému quand je lui dis que mon père, pianiste et joueur d’orgue, amateur, a joué jusqu’à 93 ans, âge de sa mort.

         Oui, c’est ça aussi le métier d’orthophoniste, ce n’est pas très conventionnel mais j’ai au moins apporté un peu d’émotions à cet homme que la vie ne gâte pas… 

         Ce soir, j’ai besoin de décompresser. Après une nuit pluvieuse, le beau temps est revenu, mais il fait frais sous la bise. Alors je me promène à cheval vers le Jorat où je tombe nez à nez avec un troupeau de vaches blanches et de leurs veaux. Elles sont agressives avec la chienne qui ne sait plus où se mettre, attaquée de toute part par ces bêtes heureusement sans cornes. L’une d’elle fait mine de charger le cheval qui avance sans se soucier de rien et ma cravache, agitée sous son nez, l’éloigne, je me voyais mal, transformée en torero à cheval, je n’aurais pas leur classe et mon zèbre non plus. Enfin, ouf ! La sortie du pré, sur ma droite, que je m’empresse d’ouvrir pour échapper à ces bêtes bien énervées.

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05_27_002_Le_Bret__Ain_

Vendredi

         La journée débute sous un beau temps et je vais tranquillement au travail avec un peu d’avance. Je jette un œil sur ma gauche, comme d’habitude pour regarder le lac. L’eau est encore bleu sombre mais je sais que dans la journée, elle virera au vert émeraude puis de nouveau au bleu. Il est, à cette heure, déjà bien éclairé et la falaise, à la roche blanchie de soleil se regarde dans le miroir de l’eau. Alors, comme j’ai deux ou trois minutes devant moi, je m’arrête. Il ne fait que 11° et je suis surprise par le froid. Mais ce pêcheur au bord de l’eau n’en a cure et profite de la tranquillité des lieux.

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         Mon après-midi de travail est courte et je peux profiter de la fin de journée pour partir à vélo. Destination : la combe de Léchaud. En tout une trentaine de kilomètres dont une partie face au vent et je suis fatiguée à l’arrivée. Mais comme toujours, cette petite combe, ma préférée, garde son intimité. On y rencontre parfois des cyclistes et de rares voitures. Les quelques maisons qui s’égrènent, parfois cachées à la vue, sont entourées de prés ou paissent des chevaux et un ou deux troupeaux de vaches. Nature préservée de tourbières protégées qui recèlent des fleurs rares.

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Samedi

         Aller chercher son fromage de comté à cheval à la fromagerie de Brénod, ce n’est pas très banal et surtout, ça prend pas mal de temps. 1H1/2 aller, 1H1/4 retour. Allez savoir pourquoi il va plus vite au retour ? C’est sûr qu’en voiture, ça irait dix fois plus vite, mais où serait le charme ?

Dimanche

         Un dimanche en Isère pour fêter les deux ans du petit T, tout heureux dans sa belle cabane en bois, qu’il mesure consciencieusement, sans doute pour construire une belle niche semblable pour Rubia.

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24 mai 2009

Du 18 au 24 mai 2009 (1ère partie)

Chanson du mois de mai

http://www.deezer.com/track/537995

La fleur photographiée la semaine passée, n’est pas de l’aspérule.

Lundi

         Ce matin, pendant que j’attends le vétérinaire pour les piqures annuelles d’usage, gros plan sur le beau coq de M. V qui n’en finit plus de chanter, en réponse au coq voisin qui se tient à l’écart car il ne fait pas le poids.

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Mercredi

         J’y pensais depuis assez longtemps et j’avais repéré le lieu. La maison était la plupart du temps inhabitée.

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Il ne restait plus qu’à attendre une belle et douce soirée. Aller surprendre la vie dans les alpages, essayer de traquer quelque animal sauvage, bien dissimulée dans une cachette de chasseur avec pour seule arme mon appareil photo.

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Ce soir, c’était le moment et à 20H30, j’étais en place. A mon arrivée, un lièvre s’est sauvé. Je me suis dit que c’était de bonne augure. Alors, j’ai attendu avec pour compagnie le chant des oiseaux de la forêt toute proche. A 21H, j’ai senti le souffle du vent changer, la fraîcheur nocturne envahissait les lieux accompagnée d’une odeur typique qui m’a fait replonger à près de 45 ans en arrière, du temps où je partais en camp de guides l’été. Tous les soirs, vers cette heure là, on se serrait sous une couverture autour du feu de la veillée qu’on animait à tour de rôle jusqu’à ce que la nuit nous enveloppe tout à fait, signe alors pour nous de rejoindre les tentes et de dormir. Cette odeur, ce soir, je l’ai retrouvée, intacte dans mes narines. Mais d’animaux, point, j’ai entendu des brames au loin, des feuilles craquer derrière mon abri et c’est tout. Vers 22H, lorsque la lumière a basculée plus vers le loup que le chien, j’ai quitté ce havre de paix et suis rentrée à la maison. Les oiseaux chantaient encore !

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Du 18 au 24 mai 2009 (2ème partie)

Jeudi

         Je ma suis fait un programme pour ma journée que je passe en solitaire à P. Ce matin, promenade à cheval. C’est sous la bénédiction de la vierge et du christ en croix que je démarre.

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         Les prés embaument de leurs multitudes de fleurs qui se disputent, pourtant en harmonie, le terrain : narcisses blanches, troles jaunes  et orchis rouges. Galoper est alors un vrai plaisir. Si tant est que mon cheval le veuille bien. A 20 ans, on fait souvent le capricieux…

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         L’après-midi est consacrée à une balade en voiture dans le Bas Valromey avec un crochet par le Grand Colombier (1534 m). Il fait bon, environ 24° (19° en haut du Colmbier) mais le temps est brumeux et ne permet pas de voir le massif du Mt Blanc très nettement. Tant pis, je fais donc le tour des villages et croque quelques photos au passage. A noter, les noms en « ieu », directement liés aux noms des Romains qui ont habité la région ainsi que les églises-porches.

         Vue du village d’Hotonnes

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         A Chemillieu

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         Village de Lochieu

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         Virieu Le Petit

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         Vieu et sa jolie église du 12ème siècle, remaniée au 15ème.

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         Et pour rester dans le religieux, voici la croix en haut du Grand Colmbier :

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Du 18 au 24 mai (3ème partie)

Vendredi

         Je vais à Hyères pour un court week-end. En attendant, sur la route, vers Grenoble, le thermomètre de la voiture marque 32° Cette ville est un vrai étouffoir ( ?) et la clim de la voiture ne marche plus. La fraîcheur, je la retrouve en montant le col de la Croix Haute.

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Samedi

         Cette nuit, nous avons inauguré la maison. Pour tout meuble, un canapé convertible, ce qui nous permet d’y dormir. Et pour ne pas déroger aux habitudes, le matin, je vais promener la chienne vers le château, tout en haut de la ville médiévale.

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Puis visite au tout petit chêne vert, planté à la Toussaint, au pied dudit château. Il se porte bien comme on peut le voir...

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On ne peut évidemment oublier la mer, une petite bise marine rafraîchit l’air et il fait bon au bord de l’eau à Carqueiranne.

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Le soir, en nous promenant dans les ruelles nous avons vu ceci : certains ont le sens de l’humour.

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Dimanche

         Déjà le retour dans la foule des automobilistes. Journée classée rouge et j’ai pu le constater. J’ai mis une heure et demi de plus qu’à l’accoutumée. Je n’ai cependant pas manqué de prendre cette photo d’un champ de coquelicot que j’avais déjà repéré à l’aller sans pouvoir m’arrêter.

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18 mai 2009

Le 18 mai 2009

Un petit coup de pub, de temps en temps, ça ne fait pas de mal, surtout quand ça vient d'une petite fille de CE2 qui a spontanément réalisé ce dessin. LK a toujours le sourire et beaucoup de volonté, surtout quand elle doit surmonter une activité un peu débordante.

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17 mai 2009

Du 11 au 17 mai 2009 (1ère partie)

Lundi

         Ce matin, c’est au chant des mésanges que je me suis réveillée, flûtes douces et mélodieuses.

Hier, c’était celui des tourterelles, accompagné, au loin, par le rire sarcastique des mouettes. Pigeons aux roucoulements lancinants, typiques des villes et qui me rappellent mon enfance à Corbeil, du temps où cette commune était encore vivable, entourée de champs et de bois souvent remplacés maintenant par des lotissements horribles où petites maisons sans styles et balançoires de fer cohabitent dans un triste mélange. Où les zones commerciales s’installent avec leurs enseignes racoleuses qui  nous promettent qu’à bricotrouvetout ou qu’à IkéZ, on dépensera moins pour toujours plus de choix.

Notez que Toulon est bien placé dans ce domaine. Entre cette ville et Hyères, existe un immense espace dédié, principalement à la vente, de tout ce qu’on peut imaginer. Trois secteurs, au moins, cohabitent, anti petits commerces de quartiers. Une chatte n’y retrouverait pas ses chatons. Vous voulez aller à la jardinerie, il y en plusieurs mais vous tournerez en rond (multitudes de ronds-points destinés à vous perdre) pendant de longues minutes : c’est à gauche, j’ai vu l’enseigne… Mais non ! C’est à droite d’abord, deux fois, puis trois fois à gauche… Zut j’ai loupé l’entrée, je repars et on recommence tout à zéro. Conclusion, pour acheter quelques fleurs, un arbre, de l’herbe et autres broutilles il faudra y passer trois plombes !

         Sans transition… Lundi matin, je ne travaille pas, soleil un peu timide, il ne m’en faut pas plus pour décider de la promenade à cheval dans la forêt, cette fois. L’équitation a toujours eu pour moi des vertus apaisantes. Ce matin, j’ai oublié ma nuit agitée par une attente un peu angoissante, les soucis du moment, de ceux qu’on ne maîtrise pas, qui touchent vos proches et qu’on trouve toujours injuste parce qu’on ne les comprend pas… Les chevaux ne se posent pas toutes ces questions, ils paissent, tranquilles et nous emmènent dans les sous-bois que le soleil transperce.

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Mercredi

         Il est toujours aussi triste de voir une maison disparaître sous ses yeux. La machine, sans pitié broie de ses mâchoires, murs encore recouverts de souvenirs et fenêtres qui s’ouvrent aujourd’hui sur le néant.

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C’était une habitation de garde barrière entourée d’un petit jardinet où poussaient, il n’y a pas si longtemps encore, fleurs et légumes. Mais pourquoi m’évoque-t-elle le nombre 665? Ça c’est une autre histoire…

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Du 11 au 17 mai (2ème partie)

Samedi

         Cette nuit, les vagues déferlantes de l’océan ont frappé de plein fouet ma maison, tsunami de cauchemar qui frappait ma petite fenêtre menaçant de la briser. Panique totale, impossible de fuir ! Puis c’est dans une petite voiture de course que je me retrouve, voiture très compacte, une sorte d’Alpine Renault décapotable et miniature. Le seul problème est qu’il n’y a pas de conducteur. Comment l’arrêter : sur la route il y a un obstacle, une voiture accidentée. Suspens et fin de ma nuit…

         V en Isère où les poneys sont particulièrement affectueux dans les champs de boutons d’or qu’ils négligent : ils savent ce qui n’est pas bon pour eux.

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Et un petit garçon, curieux de tout qui, du haut de ses presque deux ans, n’en finit pas de demander : « c’est quoi, ça ? »…

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Dimanche

         Nous concluons notre week-end par un repas gaulois, fait de saucisson à cuire et de galette au sucre,

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tout cela étant on ne peut plus diététique. Pour terminer, une bouteille qui fait plaisir au palais de certains…

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Afin de digérer, une promenade à cheval dans les hautes futaies de hêtres où pousse l’aspérule, petite fleur odorante (une fois séchée) et qui rentre dans la confection du « vin de Mai »

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