26 avril 2009
Du 20 au 26 avril 2009 (1ère partie)
Lundi
Et tandis que la mouette continue, sans doute, à regarder vers le large à l’horizon dégagé, moi je scrute les hauteurs où les sapins en dentelles déchirent le ciel grisâtre du jour, sous les croassements du corbeau qui passe.
Mardi
La journée s’est terminée sous les orages et je n’ai pu aller faire ce tour en vélo comme je l’avais décidé. Alors, après le dîner, je me décide pour une balade dans la forêt. Il fait encore jour à 20H.
Elle n’est pas en très bon état, après cet hiver si rigoureux mais le printemps fleurit et les branches qui ne se sont pas encore relevés de l’abondante neige qui, pendant des mois les a courbés, reverdissent cependant, comme si de rien n’était.
Les fourmis tous comme les hommes s’activent, elles pour réparer leur logis et eux pour engranger les bois coupés, en de multiples tas qui jalonnent le chemin que je poursuis jusqu’au bout, là où les arbres, plus rares, laissent entrevoir le ciel rosé du couchant.
Mercredi
En soirée, après mon travail, je pars à Izernore pour me promener à cheval. C’est sans doute la dernière fois que je vais sur l’ancien terrain de cross hippique, si lourd de bons souvenirs à l’époque de sa splendeur. C’est là que nous organisions ces concours, tous d’un très bon niveau. Le parcours en forêt, était apprécié de tous. On ne ménageait pas sa peine : repas plantureux, remises en état, entretiens des allées, organisation du déroulement, recrutement des commissaires d’obstacles etc... C’était de belles journées à l’ambiance chaleureuse. Comme dans toute compétition de cross hippique, les cavaliers avaient une épreuve de dressage, une d’obstacles démontables et une d’obstacles naturels sur ce long parcours vallonné et varié. C’est aussi là qu’a eu lieu un grand drame : un concurrent, s’est tué : il a chuté en sautant « le toit de la bergerie », son cheval lui est tombé dessus et a éclaté sa tête pourtant protégée. Après, ça n’a plus jamais été pareil…
Je laisse ma bête galoper un peu entre les obstacles qui ne ressemblent plus à grand-chose. Les deux-tiers d’entre eux ont disparu, démontés ou mangés par la forêt elle-même.
Celui-ci était un contre-haut qui débouchait dans une mare. Obstacle difficile, certains chevaux craignent l’inconnu de l’eau et les commissaires avaient beaucoup de travail avec les refus et chutes. C’était un poste envié pour son spectacle.
Il se nommait « Le Piano », car il y avait des touches blanches et noires représentées au sol. Trois contrebas à franchir, juste après un contre-haut. Il était délicat et le manque de visibilité le rendait difficile.
Le « Passage de route » : il paraissait simple mais la vérité était tout autre. Il y avait peu de place pour le franchir et juste en dessous, le chemin par où le cavalier arrivait, venant d’une autre difficulté.
Une table ; ce genre d’obstacles (il y en avait de plus hautes) se franchissait bien : le cheval n’avait pas trop le choix et la visibilité était bonne, il était par contre, plus impressionnant pour le cavalier à cause de sa largeur.
Un simple trou et pourtant les équidés en ont souvent très peur !!!
Commentaires
J'adore le cross... en spectateur !
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