25 janvier 2009
Du 19 au 25 janvier 2009
Lundi
Un peu fatiguée tout de même et pas trop courageuse pour reprendre le travail de la semaine. Ce matin, il pleut, donc ça sera le ménage, la maison en a bien besoin.
Nos résultats sportifs sont à la hauteur de ce qu’on attendait : à savoir un peu plus de la moitié. C’est honorable. Malheureusement, on ne connaît que les résultats au scratch et non par catégories d’âge. Dommage !
Mardi
Cette nuit il a plu très fort ; les grosses gouttes tombaient sur la tôle du toit accompagnant notre sommeil une partie de la nuit. Puis d’un coup, plus rien, le silence : la neige a remplacé la pluie. Certes, une neige lourde, de celle qui se colle sur les arbres et font pencher les branches jusqu’à terre, cassant les plus faibles. Le matin, au réveil, c’est toujours un peu le spectacle : la neige fraîche et vierge qui recouvre tout, ajoutant un chapeau blanc au toit des voitures. Il me faudra bien prendre cinq minutes de plus qu’à l’accoutumée pour me rendre au travail…
L’après-midi est calme, trop calme, la gastro sévit et mes petits patients tombent comme des mouches. Je ne verrai personne de 2H à 5H. Je pourrais profiter de ce temps pour mettre à jour des dossiers mais, j’ai la flemme et, une fois n’est pas coutume, je pars pour une rando de deux heures, juste le temps de monter aux Fècles qui dominent la cluse de Nantua et son lac à une altitude d’environ 800 mètres , ce qui me fait un dénivelé de 500 mètres à peu près.
Je m’extirpe tout d’abord de l’ennuyeuse plaine de Montréal la Cluse, par un petit chemin qui monte raide au milieu des fayards, des hauts sapins et des buis.
Très vite on trouve un peu de neige et je pense fort, qu’au retour il faudra faire attention à ne pas glisser sur les pierres sous-jacentes.
J’ai l’espoir de voir un des petit chamois, familiers de ces lieux, de ceux qui descendent jusqu’au lac au mépris des voitures. Mais non, ils restent cachés à mes yeux et je suis seule. Même les bûcherons ont abandonné leur travail, signalant quand même une chute possible d’un tronc entamé par la tronçonneuse. On se demande vraiment pourquoi ils n’ont pas achevé leur boulot.
Le chemin devient intime et, en haut, il n’y a plus que des buis qui forment un toit de verdure au dessus de ma tête laissant échapper des gouttes, conséquence de la chute de neige de la nuit.
Enfin c’est le spectacle vertigineux et toujours un peu inquiétant pour moi qui ai particulièrement peur du vide. Je m’approche quand même du bord pour jouir de la vue et prendre quelques photos du lac et de la cluse.
« Panique sur la ville »
Mon quotidien est fait de petits ou grands patients qui défilent dans mon cabinet, chacun chargé d’un fardeau de problèmes de voix, langage, lecture, écriture… Mais quand ces visites sont entachées de la crainte sourde d’une agression, là, on se dit que… pourquoi pas moi ?
Panique sur la ville : il y a quelques semaines, une femme, enceinte de 5 mois, s’est fait égorger dans son magasin (mi agence postale, mi services divers dont la SNCF). Images horribles qui traînent dans la tête, surtout quand le meurtrier reste introuvable. Criminel fou ? Vengeance méconnue ? Nul ne sait. Quelques jours plus tard, un commerçant s’est fait rançonner pour quelques centaines d’euros Cette nuit, à deux pas de mon bureau, la fenêtre d’une agence intérim a été fracturée, L’agresseur a laissé plein de sang sur les morceaux de verres qui jonchent le sol et on peut le suivre à la trace, passant devant mon cabinet, s’y arrêtant sans doute puis allant jusqu’à la route où là il disparaît.
Ces faits divers me valent la visite de Caroline, secrétaire médicale du dentiste voisin qui me dit qu’elle a peur et qu’il faut s’enfermer.
Faudra-t-il un jour demander patte blanche à chacun de nos clients ? Leur faire décliner leur identité avant de leur ouvrir la porte par un système automatique ? J’espère bien que non !
Samedi
Un mois de gel puis c’est le dégel et alors… danger. Je vous l’avais dit, je risque ma peau chaque jour que Dieu fait. Quelques minutes avant mon passage, voilà ce qui s’est détaché de la falaise pour tomber sur la route.
Dimanche
Ici, nous n’avons pas eu de tempête, juste une simple perturbation de neige. Celle-ci a recouvert les misères de la pluie précédente et promet une belle journée de ski sous un soleil temporairement présent ainsi que de belles photos.
Même les pylônes de fer de la ligne à haute tension des Granges de P ont de la prestance dans ce paysage de montagne blanc.
Je souhaite à tous mes lecteurs du sud-ouest de retrouver calme et sérénité, dans une douce ambiance océane.
Un jour, avant cette « fin du monde », je vous raconterai l’histoire du Manchot.
Commentaires
Il connaît d'autres secrets de ce genre le Manchot ?
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