Achat stupide
Parfois, il m’arrive de traîner dans le super marché, cet espace aux tentations multiples. Tout est fait pour qu’on s’y perde, pour qu’on mette dix ans à chercher le produit qui sera caché au fin-fond de la dixième allée. Une fois par an, quand tout juste on s’habitue, c’est le branle-bas, tout déménage et tout est à recommencer, il faut refaire le parcours de A à Z, c’est le but, le moyen de vendre plus. Mais, outre le sport que ça procure car on marche ; il paraît qu’on vieillit moins en ne s’incrustant pas dans des habitudes. Alors merci la Grande Distribution de penser à ma santé.
J’adore surtout ces étalages de petits objets qui vont de la tasse chinoise à volutes bleues, produit de masse, aux cure-dents exotiques en passant par les moules en silicone de toutes formes, du mini au maxi et de toutes les couleurs. C’est là-dedans qu’on peut trouver la perle rare, l’objet désiré depuis si longtemps et qu’on n’espérait plus trouver ailleurs ou bien on n’y pensait même pas. Et puis l’avantage, c’est qu’il est marqué en très gros : tout à moins de 4 euros ! Alors, pas de scrupules, on jette la main dans ce foutoir et dans tous ces casiers sans fin puisqu’ils occupent tout un rayon. On pourrait y passer plusieurs heures, on finit par avoir envie de tout, de tout ce qui ne servira jamais mais qui paraît d’un coup si essentiel. L’autre jour, je suis tombée sur un petit porte-clefs : génial, si on siffle il sonne et justement, il peut aussi éclairer la serrure. Celle de chez moi est dans l’ombre et je tâtonne régulièrement pour en trouver le trou. Alors pas d’hésitation. Je l’achète, impatiente d’ouvrir le paquet ultra scellé qui, comme d’habitude, requiert une grande énergie, des ciseaux de cuisine et une patience d’ange. Il ne reste plus qu’à enlever la petite languette qui permettra d’enclencher la pile et je pourrai enfin siffler mes clefs. C’est bien, non ? Plus de trousseau à chercher dans toutes les poches, il suffira de l’appeler.
J’ai l’objet dans les mains. Je siffle piètrement et le son que j’émets ne produit aucun effet. Je recommence, un peu mieux, genre rossignol, toujours rien. Je tape des mains… Rien. Le chat se met à miauler… Miracle le porte-clefs sonne : tututu tu (répété trois fois). J’essaye d’imiter le chat… Rien. Je bouge l’engin… Il sonne de nouveau. J’ai ainsi découvert que le fait de le bouger le faisait sonner et non pas le sifflement promis sur l’emballage, à moins que ce ne soit le chat qui siffle. Pratique, non, quand vous vous baladez, le porte-clefs dans la poche, il sonne sans arrêt. Ainsi, si votre mari vous cherche, il n’a aucun mal à vous trouver, c’est déjà ça de gagné! ça vaut bien au moins 4 euros. Je n’ai pas perdu mon argent mais je risque fort de perdre le porte-clefs... Dans la poubelle, comme ça, en passant...
Et la lumière, alors, admirez au moins !
Fleurs mouillées
Le printemps s’est mis en attente, il est suspendu à ces fleurs qui n’en finissent pas de pleurer. Quelques flocons échappés des gros nuages gris les ont caressées de leurs duvets en passant. L’hiver n’aura pas pitié des amandiers.

Pourtant, comme il sied dans le midi, le soleil revient vite. un soleil gelé, glacé dans le petit matin. Tout devient lumineux et les fleurs reprennent vie.

La colombe
Qu’elle est belle cette colombe au milieu des pigeons communs : une princesse, sans doute échappée d’une volière, qui se pavane, acceptée par la colonie du coin. Quelques beaux messieurs roucoulent et gonflent leur cou pour déjà la séduire. Qui aura droit à ses charmes ? Mais pour l’heure, ils attendent tous la boubouffe que leur bienfaiteur viendra leur distribuer sous peu.
Oranges amères et bananes
La pluie semble s’installer mais avec quelques périodes de rémission qui m’ont permis, aujourd’hui d’aller me promener à cheval. 10 jours sans, c’est beaucoup et je suis sûre que les chevaux s’ennuient dans l’inaction.
Le dimanche, on rencontre beaucoup de promeneurs à la Castille où je me suis rendue une fois de plus. On voit aussi des chevaux et parfois on entame la discussion : on parle cheval bien sûr, pendant que les bêtes broutillent joyeusement l’herbe. Les gens sont toujours amusés de voir ma chienne en laisse quand je suis moi-même en hauteur et la vanne habituelle, c’est de me demander qui tire l’autre, le cheval ou le chien ? Dieu merci pour elle et pour moi, la plupart du temps elle est en liberté.
Des vignes, toujours des vignes dans ce domaine paisible où je peux me permettre un peu de galop mais pas trop, les terrains sont un peu durs bien que la pluie les ait assouplis un tantinet.
D’un côté, certains ceps sont chevelus et hirsutes, de l’autre, impeccablement peignés, les tailleurs ont bien bossés.
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Cette promenade m’a donné le courage d’affronter mes confitures : c’est l’époque des oranges amères, délicieuses confitures que j’ai vraiment découvertes l’an dernier et puis, pour la première fois : bananes au jus d’oranges (douces cette fois, les oranges). Ça me promet de joyeux petits déjeuners avec « Ricoré » et tartines beurrées ou confiturées par alternances de mes confiotes de l’année : arbouses, figues, raisin, rhubarbe, abricot-vanille, abricot-menthe, plus celles d’aujourd’hui. En ai-je oublié ?
Mea Culpa
J’ai un peu menti quand j’ai dit que je n’avais pris aucune photo de la journée. C’était vrai quand j’ai posté mon message mais en sortant le soir vers 6 heures, invitée à un apéritif, je suis tombée sur ce ciel de couchant avec l’impression que le ciel et la terre ne feraient bientôt plus qu’un, un long baiser rosé les unissaient.
Il s'est envolé
Qui s'est envolé? Et bien le soleil et moi, je suis contente d'avoir ouvert mon parapluie, de m'être empétrée avec pour faire les courses. Je suis contente que mon petit chêne vert ait enfin eu à boire, de la bonne eau du ciel. Je suis contente d'être restée chez moi cet après-midi, juste dehors pour tailler un peu la vigne à l'occasion d'un petit coin de ciel plus clair. Je suis contente de n'avoir pas grand chose à dire, sinon que j'ai mal au crâne d'avoir trop peu dormi, à cause d'un rhume qui commence, pas trop méchant apparemment, juste de quoi me rendre insomniaque. Je suis contente de n'avoir pas sorti mon appareil photo de la journée.
mais, comme je me fais engueuler quand je ne mets pas d'images, en voici deux, sorties d'il y a quelques jours, quand le temps était beau. Un lever de soleil!!!

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Les Salins
Garde-à-vous!

8 heures du matin, les cloches sonnent, en bas dans la ville et la sonnerie militaire retentit, égayant la promenade matinale. Le soleil se lève essayant de se frayer un chemin dans les nuages qui ont envahi l'horizon.
Mais voilà qu’apparaît « Moca », un copain, il pleure derrière son grillage mais connaît le trou, celui qui lui permet de sortir nous rejoindre. Moca aime se promener avec nous et malgré son âge et un peu d’embonpoint, il est toujours en mouvement. Moca est un chien sympathique, au poil doux, à la race indéfinie, à l’indépendance avérée. Je le rencontre souvent aux quatre coins de la ville. Mais ce matin, il a décidé d’accompagner Rubia et tous deux jouent à « attrape-moi-si-tu-peux ».
Puis au croisement des chemins, Moca décide qu’il rentrera chez lui ou bien qu’il poursuivra en ville sa reconnaissance olfactive du jour et il s’en va, nous ignorant totalement.
Oui, vraiment, Moca est un chien indépendant.
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Et la vie reprend son cours
Il a fallu repartir travailler avec juste quelques courbatures.
Les animaux se retrouvent et la pouliche curieuse, aimerait bien savoir ce qui sonne au cou de ma chienne, qui pour l’heure est un peu inquiète de tant d’intérêt à son égard !
En déposant mes petits fils à l’école, j’ai remarqué cette belle maison de style mauresque, un peu cachée à la vue mais dont on voit un petit bout !
Et enfin, le soleil se lèvera toujours à l’est.
A propos de "Pomp and circumstance"
N'est-ce pas mignon celà?
La foulée blanche
(ce n'est pas la version que je préfère mais le film qui l'accompagne est beau)
C’est bien pour cette course que j’étais venue, il est donc naturelle que j’en parle. Course de 20 Kms, celle de 42 est trop difficile pour moi.
Il m’a fallu partir tôt le matin, je partais avec un pro, un de ceux qui emmènent 10 paires de skis pour les essayer avant la course afin de voir les plus performantes. Ce même pro m’avait préparé mes skis la veille, ce dont je lui sais gré. Malheureusement, je n’en ai qu’une seule malheureuse mais que ferais-je de plusieurs, surtout à la mer.
Il avait plu toute une partie de la nuit et le Vercors était encore bien dans les nuages. Juste un tout petit bout de ciel bleu nous avait fait espérer une amélioration du temps. Mais c’était sans compter sur la faculté qu’a la montagne pour retenir les nuages et distribuer sa pluie.
Jusqu’au départ, on a été tranquille. Nuages mais sans plus, moral au beau fixe, cris des 2000 compétiteurs très excités par l’imminence du coup de feu annonçant que le filet, enfin se lève sur les coureurs énervés par l’attente et émus, comme moi par la musique qui chaque fois menace de me faire pleurer et je ne suis pas la seule dans ce cas. Ma voisine de rang m’a avouée cette tare. Et puis c’est le départ, pousser sur les bâtons, ne pas tomber dans la foule, ne pas accrocher d’autres skis, pousser, pousser toujours jusqu’à ce qu’on puisse enfin skater tranquille. Et c’est à cet instant ou presque, peut-être un peu plus tard, qu’il s’est remis à pleuvoir jusqu’à ce que je n’y voie presque plus rien au travers de mes lunettes que j'ai fini par glisser dans ma poche, entre les mouchoirs, le téléphone et l’appareil photo (on ne sait jamais !). Mais quand on s’active, on ne sent pas la pluie mais on sent la fatigue. J’ai l’impression d’être un veau inefficace. Surtout quand ma fille me rejoint. Elle ne fait pas la course mais m’accompagne de loin en loin pour m’encourager, ce que j’apprécie fort. Sauf qu’elle, en deux coups de bâton, elle me met la distance. Ah, avec 30 ans de moins, que ne ferais-je pas ?
Non seulement il pleut mais le vent du nord souffle et la neige, abîmée par les skieurs nombreux qui me précèdent n’est pas toujours agréable.
Le Vercors est orienté nord-sud. Nous avons d’abord, en gros pris la direction nord, puis ouest où ça monte bien, enfin sud et là ça descend, c’est merveilleux et enfin tout au fond, non loin de Méaudre, on tourne pour reprendre en plat montant la direction nord vers Autrans. Ce fut la partie la plus dure, contre le vent, les jambes et les bras sont fatigués, le dernier ravitaillement est déjà oublié. L’arrivée où on entend le commentateur semble toujours si loin. Une dernière petite côte, des gens sympathiques qui nous encouragent par un « Allez, c’est la dernière » et enfin on voit la banderole d’arrivée avec le désir de ce vin chaud qui nous attend sous la tente.
Comme on dit dans le coin : « j’y ai trouvé dur » mais ça ne fait rien, si Dieu le veut, je reviendrai l’an prochain…
Et voilà la suite!

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Lieu-dit le Mollard, juste au-dessus de Chambéry.

La falaise d'où tombaient les petites avalanches.

Brume au-dessus du village.

Vu d'un corral déserté par les bêtes mais où l'odeur révèle leur présence.
Plaisirs enneigés
La météo de Jacques Kessler entendue sur la route, route pas absolument facile à cause de la neige, m’avait convaincue que le temps du samedi serait pourrie : limite pluie neige à plus de 1600 mètres. Je fus donc agréablement surprise le samedi matin de voir des bouts de ciel bleus qui m’ont renforcée dans mon désir de ski et c’est donc au Désert d’Entremont que je me suis rendue. L’ambiance, malgré un ciel parfois un peu tumultueux était encore au soleil mais je savais que ça ne durerait pas et la douceur de la matinée en était le premier symptôme. Les arbres couverts de cette neige fraîche allaient se découvrir rapidement et je voulais profiter de ce morceau d’hiver qui m’était offert. J’ai donc décidé, ce matin là, de partir à ski sur les pistes encore vierges de tout passage, pour la photo, l’ambiance de ces instants fugaces qui marquent d’éternité nos souvenirs. J’entendais, dans la solitude des lieux, le cri du corbeau qui résonnait sur la falaise dont les pans de neiges s’effondraient dans un bruit d’avalanche sans fin.
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Canalblog a décidé que je ne mettrais pas plus de trois photos ce soir, le reste sera pour demain. Juste de quoi vous mettre en appétit.
Rendez-vous
Je donne rendez-vous à ceux qui en ont envie, le temps ou simplement dans l'espoir d'avoir une foule nombreuse pour m'encourager (?, !!!!!!!!!!) à venir nombreux à la Foulée Blanche à Autrans en Isère.
Pour me reconnaître, pas difficile,je porterai le dossard 1254. Dans la foule, je serai visible..... Tout au fond là-bas, dans les derniers rangs des coureurs du 20 Kms.
Alors, à demain..... Sur la piste.
Loin de la mer
Ce soir, quand vous lirez ce billet, je serai loin de la mer et de ses levers de soleil, lorsque celui-ci quitte son berceau pour s’élever dans le ciel, qui de rose devient bleu, ce bleu éternel de la Méditerranée. Je serai en montagne, il aura paraît-il neigé. J’espère simplement que j’arriverai sans encombre. Je verrai peut-être la neige tomber, tandis que chez moi, le soleil se lèvera une fois de plus, imperturbablement. J’oublierai la douceur du jour pour m’enfoncer dans le froid de l’hiver, celui qui glace les doigts, nous fait remonter le col de l’anorak et baisser le bonnet au ras des yeux. Je sortirai mes skis pour glisser sur une piste fraîchement damée. J’essaierai de jouir de ces instants de plaisir car ils sont uniques, chacun à leur manière.

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Comme d'habitude, je n'arrive pas à me décider pour le choix des photos!
Comme au printemps
J’aurais aimé avoir un peu plus d’hiver mais jusqu’à maintenant, on a été gâté. Même s’il gèle un tout petit peu la nuit, dans la journée, il fait rarement moins de 12°. Il règne en permanence un air de printemps et les petites mésanges pépient à qui mieux mieux, tous les matins sur les antennes qui leur servent de reposoir. Les fleurs d’amandier ont éclaté depuis plusieurs jours, nous offrant cette délicate couleur rosée.
Et même mon cheval se fait faire les ongles, sans bouger, imperturbable, il se laisse faire… Parfois il tourne la tête et vient renifler la tête du Maréchal, tout doucement, il n'est pas le moins du monde inquiet. On coupe, on taille, on râpe, mais il reste pieds nus, sans fers, c’est comme ça qu’il se sent le mieux. C’est un rustique !
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Angoisse d'avion
Quand on est parti, il faut revenir et cette fois, il fait nuit : point de montagnes enneigées, point de contrejours éblouissants, juste des petites lumières, celles des villes que l’on survole. Et puis rien pendant un bon moment, hormis le bouquin que j’ai ouvert et qui me raconte des histoires terribles de la Terre de Feu, là où la solitude peut rendre fou.

L’équipage s’est présenté. Tiens, ces noms ne me sont pas inconnus. C’est vrai que je deviens une grande habituée de la compagnie.
Les moteurs ronronnent, les hôtesses de l’air circulent, nous offrant la rituelle boisson accompagnée de petits gâteaux « sucrés ou salés ? ». Cette fois elle m’a donné les salés d’autorité pour accompagner mon jus de tomate ! Au loin, vers l’arrière de l’appareil, un bébé pleure ; mon voisin, tout en se rongeant les ongles, avec ce petit bruit caractéristique qui me fait immanquablement grincer des dents, lit le Figaro où il est question de triple A. Je me plonge dans mon livre pour oublier ce bruit peu sympathique.
Enfin, on amorce la descente, je m’en suis rendue compte au changement de régime des moteurs, à l’inclinaison légère de l’appareil. Au loin, j’aperçois les lumières de la côte.
Le symbole de la ceinture attachée vient de s’allumer, le pilote exhorte stewards et hôtesse à regagner leurs places : « PNC, veuillez regagner vos sièges, atterrissage dans deux minutes ». Je regarde par la fenêtre, toujours les lumières du port, beaucoup plus proche, "Il" est sûrement sur la route, "Il" voit sûrement mon avion, peut-être même passe-t-Il juste au-dessous en ce moment. Les aérofreins sont encore déployés et l’appareil ralentit. Ma tablette est bien relevée, zut, j’ai oublié le repose-verre, je le remonte alors avec l’angoisse de m’y cogner la tête en cas d’accident. J’ai les mains moites. Mon livre est rangé, mon appareil photo éteint, coincé entre mes cuisses. Je pense qu’"Il" m’attendra, son sourire en coin un peu énigmatique, comme à son habitude. Je trouve qu’il va bien vite cet avion, pour atterrir. A l’aller, tout cela s’était fait en douceur. J’appuie ma tête sur le repose-tête, je regarde en coin par la fenêtre, il va trop vite, le choc sera brutal. Les roues touchent le sol, pourvu qu’aucun pneu n’éclate. C’est un peu violent, mon voisin me regarde, il ne se ronge plus les ongles et je lui dis « il n’est pas très doux, lui » (le pilote sous-entendu), il acquiesce. « Armement des toboggans, vérification de la porte opposée… ». La procédure se poursuit mais je ne suis plus inquiète, enfin ça y est, nous sommes une fois de plus sauvés. Je peux de nouveau faire des projets d’avenir.
Il ne me reste plus qu’à récupérer ma valise et "Il" arrive, le sourire en coin. "Il" a effectivement vu mon avion quand Il allait chercher la voiture. Nos pensées se sont croisées, mais Lui, n’était pas inquiet !
La côte
Le soleil du Parc
8H du matin, me voilà partie vers le Parc de Sceaux, celui qui voit mes promenades mensuelles, presque deux heures de marche à pieds. Il gèle ce matin et j’ai oublié mes gants, ceux achetés la veille pour supporter ce froid piquant auquel je ne suis plus vraiment habituée. Mains dans les poches, je marche vite pour me réchauffer. Remonter l’avenue, prendre la grande allée qui conduit au château. Celui-ci est tout emmailloté, il se refait une beauté. Arrivée dans le parc, je prends l’allée de gauche, décidée à faire tout le tour. Malgré mes poches, l’onglée menace, c’est mon point faible, d’autant que je dois sortir mes menottes pour photographier ce qui me plaît : un corbeau, photo ratée, il n’arrête pas d’avancer ce c… Le soleil se lève juste, il a une bonne vingtaine de minutes de retard sur le soleil de Méditerranée. Il joue dans les arbres et se reflète dans la pièce d’eau, ce grand canal dont je fais le tour. Je marche avec délice sur l’herbe gelée qui craque doucement, je joue à marquer mes empreintes, aussi fugaces soient-elles.
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Quelques feuilles, oubliées de l’automne, gisent au sol, frappées par la gelée qui les a pétrifiées.
Je reviens au bercail, havre de chaleur, il y règne une température proche des 25°. Les vieux ont toujours froid.
Sur la table, en contrejour, cette orchidée est trop belle pour qu’on la laisse s’éteindre sans l’immortaliser, entre les photos souvenirs, posées à sa gauche et la petite chaise de bois dont le dossier raconte la fable du Corbeau et du Renard.
Entre Vercors et Chartreuse, je passe
A chaque moment ses plaisirs et voyager en avion en est un. C’est si beau de là-haut, surtout en hiver quand tout est blanc. Les reliefs se détachent merveilleusement. On passe d’une atmosphère à l’autre en un clin d’œil. En 1H25 on est à Orly, on est passé de la mer où il faisait 14° à la grande ville où la température ne dépasse guère les 5° et je remonte le col de ma veste, traînant ma petite valise rouge derrière moi et portant l’ordinateur à bout de bras.
Mais avant je suis passée au-dessus des montagnes. J’ai côtoyé celles vers qui je roulerai vendredi pour aller courir et me fatiguer sainement à la « Foulée Blanche ».
J’ai trouvé ma mère qui tricotait !!! A 98 ans elle s’occupe encore et, bien qu’elle dise qu’elle s’ennuie souvent, qu’elle en a mare de vivre et que les petites misères de santé et les contraintes de la vie sont trop dures à supporter maintenant, je suis assez admirative. Elle avait remonté des mailles sur une écharpe blanche achetée et qu’elle trouvait trop courte avec de la laine ultra fine. Elle a la pêche ma mère, se promène encore, en général accompagnée quand même mais ne supporte pas le froid. Il faut dire qu’elle n’est pas bien grasse. Elle est super têtue et ne veut pas mettre de chapeau malgré mes recommandations. Sans aucun doute son caractère difficile et opiniâtre la maintient bien et elle se débrouille encore quasiment seule. Elle lit aussi et souvent des gros pavés. Evidemment, au bout de cinq minutes elle pique du nez, mais chaque mois je vois le marque-page qui a progressé. Elle n’y comprend plus rien aux problèmes actuels mais donne son avis quand même avec beaucoup d’assurance. Elle bafouille, les mots ne sortent pas comme elle le voudrait et ça l’énerve, alors la phrase des vieux revient en litanie : « Ah, c’est moche de vieillir, moi qui avais tant de mémoire ». C’est vrai que les conversations tournent souvent autour des mêmes thèmes : Mme Untel, M Truc, « c’est plus ce que c’était, tout se dégrade »…
Voilà, ma mère n’est pas une personne facile et dont je ne peux tolérer certains défauts ou attitude. J’ai bien souvent des motifs de me mettre très en colère mais c’est vrai, je suis admirative de sa vivacité !
Le Gapeau
Toulon
Cassis et ses calanques où nous étions la semaine dernière.
Le Mont Ventoux
Le Mont Aiguille en premier plan : cette petite dent qui dépasse ! Le Triève sous les nuages
Le Vercors à droite et la Chartreuse à gauche. Au fond, les grandes alpes bien sûr.
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Quelques énergies.
Si tu ne viens pas à la montagne, la montagne viendra-t-à toi
Vendredi après-midi, encore le beau temps, toujours le beau temps et, s’il gelait ce matin, cet après-midi, je crève de chaud sous mon anorak et mon protège-dos, ceux que je porte quand je suis à cheval.
J’ai un peu de temps devant moi et j’entame le grand tour, celui qui me fait monter dans les collines de la commune de Solliès (je ne sais jamais lequel entre Toucas, ville et Pont, je vous laisse choisir…).
Je rêve un peu en passant dans ces endroits où on ne rencontre personne, juste quelques chiens qui aboient derrière les portails de leurs propriétés disséminées dans la forêt du grand domaine que je traverse. Les oiseaux pépient et la clochette de ma chienne tinte. Parfois, je ne l’entends plus : Rubia a trouvé quelque chose et renifle, immobile. Cette fois, c’est une patte de sanglier, sans doute oubliée par les chasseurs et traînée par quelque chien dans cet endroit solitaire. Il faut que je me fâche pour qu’elle l’oublie ; Plus c’est vieux, plus ça pue, plus ça lui plaît. J’aurais bien continué longtemps comme ça mais les jours ne sont pas encore assez longs et j’entame la redescente dans ces sentiers caillouteux qui nécessitent une grande attention de mon cheval. Il est précautionneux et pose délicatement ses pieds non ferrés.
Un peu plus bas, soudain, j’aperçois, ou plutôt mes animaux ont perçu avant moi, une présence inhabituelle : plein de petits points blancs qui s’agitent au rythme de leurs clochettes : les moutons, ils sont descendus de la montagne en transhumant, pour passer l’hiver ici où il y a de l’herbe, quoique moins que l’an dernier car cet hiver est désespérément sec ! Le berger les accompagne avec ses deux chiens plutôt sympathiques qui copinent gentiment avec la mienne et on discute un petit quart d’heure. Il est toujours aux aguets cet homme, un de ses 300 moutons aux museaux fouinant l’herbe, pourrait s’égarer et il doit préparer les filets pour les enfermer pour la nuit. Je le laisse donc à son travail et arrivée en bas, on peut enfin galoper un peu. Le soleil descend et éclaire les troncs des cerisiers. Au loin, c’est le Fenouillet et ses rochers qui dominent la vallée du Gapeau.
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Et comme j’ai décidé d’être gentille ce soir, comme je serai absente quelques jours, je vous offre ces fleurs de cactée. Ici, chez moi, c’est déjà le printemps : le mimosa est en pleine floraison, les amandiers ont décidé d’ouvrir leurs bourgeons et les premières fleurs, émergent des branches encore nues.
Rougeoiements du ciel
Quand je suis sortie avec la chienne, la lumière des réverbères s’est éteinte, le jour se levait et je suis montée dans la colline avec l’idée d’atteindre la « potence » qu’on appelle aussi le « pilori » et qu’on voit bien du château. J’étais sûre que, de là haut, j’assisterais à un beau spectacle de la nature. La fraîcheur était un peu piquante et mes doigts ankylosés. Il avait du geler tout juste dans la nuit, le sol glissait encore légèrement sous les pieds. Pourtant, je transpirais abondamment en montant le chemin raide, m’arrêtant parfois pour regarder vers l’horizon. C’est un peu le problème de cette région où, même en hiver, on peut avoir trop chaud. L’humidité toujours présente ne s’atténue que les jours de mistral et les efforts se payent par la sueur sous la veste. Il était juste 8 heures passés et le soleil s’est levé, comme toujours sur les îles d’or. Discret soleil, masqué par les nuages du matin qui attendaient pour se dissiper un peu plus tard.
Quelques photos avant de redescendre rapidement pour aller au travail.
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Côté ouest
Le pilori
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J’espère ne pas vous lasser avec ces photos de lever de soleil, mais c’est vraiment très beau « de visu » et je n’y résiste point !









