Corso fleuri (1ère partie)
Maison de charme à vendre à Hyères. Rendez-vous sur: http://edmond83.canalblog.com/
Il leur a fallu tant de courage et les heures de travail passées ne méritaient pas la pluie. Et encore, ils ont eu un peu de chances car la fête finie, ce sont des trombes d’eau qui sont tombées du ciel. Le monde était là, certes un peu moins nombreux, sans doute, mais les parapluies prenaient de la place et les chars ont défilés comme prévu.
Les confettis, neige de la fête parsemaient les plates-bandes des fleurs multicolores de leurs pétales improvisées.
La chaleur n’était pas non plus au rendez-vous et je pense que nombre de jeunes filles un peu dénudées ont du avoir bien froid, mais le plaisir était dans leurs yeux.
Vous vous rappelez celle-ci, je l’avais photographiée encore nue ! (je parle de la voiture, bien sûr)

De nationalité espagnole.
Tout le monde a sûrement reconnu le petit monde de Pagnol du Bar de la Marine et son célèbre jeu de carte, sous une pluie de confettis mouillés.
La mode en fleurs
Des robes de rêve, des robes d’un jour, et même de quelques minutes, le temps de les présenter à un public venu nombreux pour ce défilé, des robes toutes en fleurs. Le travail est énorme et mérite les applaudissements de cette salle pleine. Les robes sont si fragiles et si lourdes à porter, mais avec le sourire des demoiselles aux talons-aiguilles.
Les images parleront mieux que mes mots. Je vous demanderai simplement d’être indulgents vis-à-vis de ces clichés forts difficiles à prendre là où j’étais : mauvaise luminosité et éloignement de la scène avec juste un pilier dans l’angle de vision !!!



La petite et le géant !

Et enfin, la plus attendue, la robe de mariage, celle dont toutes les jeunes filles rêveraient pour un jour de noce, à porter avec modération !
Le marché aux fleurs
La SICA est le premier marché aux fleurs de France, le 4ème européen ainsi qu’une plaque tournante pour le sud de la France et de l’Europe. Elle est située à Hyères, alors, autant dire qu’ici les fleurs sont une institution bien présente. Aujourd’hui avait lieu une fête des fleurs au sein des bâtiments du marché lui-même qui sera suivie demain d’un corso fleuri dans la ville.
La vente aux enchères électroniques s’appelle le Cadran. Le but est évidemment d’acheter le moins cher possible et c’est celui qui clique le plus vite sur son tableau qui remporte le lot. Il faut donc être très rapide.
Mais pour l’heure, le dynamisme était intense, les chars se préparaient patiemment dans l’espoir d’un temps clément malgré les prévisions météos défavorables, des stands d’informations et quelques activités se tenaient tout autour de la grande salle, en attendant le défilé de mode dont je vous présenterai les robes demain pour ne pas surcharger ce billet de trop de photos.
Grillage de base où s’accrochent les fleurs.
On ne peut que souhaiter quelques rayons de soleil pour demain après-midi !!!
La piste du Viet
J’en ai déjà parlé, il y a plus d’un an quand j’avais, une fois de plus, changé mon cheval de pension, pension où il maigrissait à vue d’œil. J’étais passé par cette piste pour rejoindre la vallée de Sauvebonne où attendait un van qui devait l’emmener à sa nouvelle résidence. Jeudi, je me suis promenée dans ce coin qui est assez particulier, en ce sens qu’on a le droit d’aller sur la piste principale mais pas dans les drailles de travers sous peine d’un procès verbal : il y a dans ce domaine de 900 hectares, un garde assermenté qui ne chôme pas. Pourtant, le mois prochain, c’est à cheval que je me promènerai dans ces contrées où je verrai ce genre de paysage :
Sur le bord du chemin, perdu dans ce bas côté sans forme, j’ai trouvé une petite fleur bien sympathique mais toute petite, de celle qu’on a du mal à voir si on n’y prête pas attention. Elle est pourtant bien jolie. Tout ce que je sais, c’est qu’elle doit faire partie, peut-être, de la famille des globulariacées.
Une vie de poney
Après ce petit interlude de fleurs, nous voici revenus à nos moutons, ou plus exactement, à nos poneys, tout autant herbivores que les ci-dessus mentionnés.
A la fin du mois, mon cheval changera d’écurie. Ce n’est pas moi qui ai la bougeotte mais la maîtresse de lieux qui cesse son activité et il m’a fallu trouver une autre pension. J’ai déniché cet endroit dans la vallée de Sauvebonne, lieu plein de vie équestre. D’autant plus qu’aujourd’hui, la propriétaire introduisait trois nouveaux poneys (deux femelles et un poulain) dans le petit cheptel déjà existant, composé d’un étalon, deux femelles et un petit poulain d’une quinzaine de jours. Evidemment, toute introduction conduit à une sorte de rodéo où galops et hennissements se succèdent, accompagnés de coups de pieds et autres divertissements. C’est ainsi que la gente chevaline fait connaissance. N’oublions pas qu’il y a un vrai petit étalon, bien fourni qui met l’ambiance : chouette de nouvelles filles !
Voici en images quelques figures équestres spontanées.
Il n’est pas plus grand qu’un chien, ce bébé.
N’ayez pas d’inquiétude, Aramis, mon cheval ne sera pas mêlé à toute cette horde en furie, il aura son parc à lui !
Des fleurs, toujours des fleurs
Au bord de la Méditerranée, on n'a jamais fini de faire le tour des fleurs. D'un bout de l'année à l'autre, elles nous gâtent: qu'elles soient rampantes, érigées ou carrément gigantesques comme cette fleur d'Aloès en préparation. A chaque fois je m'extasie devant tant de perfection.

Acanthes

Détail d'une fleur d'acanthe

fleurs rampantes inconnues

Aloès
Sommeil de bêtes
Il y en a un qui aime le confort des coussins et l'autre, à la dure! Deux poids, deux mesures!


Poneys sur pivoines
La pivoine pourrait être le nom d’un petit poney, mais là, en l’occurrence, il s’agissait de fleurs.
Mais chut ! Plus tard, vous en saurez plus. Pour le moment, vous vous contenterez de cette charmante photo de shetlands : un étalon, ses deux juments et un tout petit poulain, devant un champ de pivoines.
Ombre et soleil
Les fleurs prennent des teintes différentes selon qu’elles sont à l’ombre ou au soleil et, c’est sans doute ce qui fait leur charme et parfois la difficulté à les identifier. Là, je n’ai pas eu de problème, il s’agit bien d’ail rose.
Et cette petite fleur, sans doute proche des orchis, sans que je puisse vraiment lui donner un nom. Mais si, je vais chercher !
Poésie d'un soir de tendresse
ça doit être si bon de dormir chez Marianne

J'ai bouclé
Je n’aime pas ne pas terminer ce que j’ai entrepris, alors, je suis repartie sur le chemin que j’avais quitté pour retrouver la laisse oubliée. Dans ce maquis qui brula il y a quelques temps, la vie reprend son cours et même est encore plus magnifique qu’ailleurs : le noir un peu triste des troncs, côtoie les fleurs multicolores et les vues dégagées perdent le regard qui s’accroche aux collines lointaines.
Géranium molle
Faux Picris en graines
Cityse épineux
Andryale sinueuse
Chèvrefeuille
20 minutes à pieds et 2.280 pas
Et oui, ce matin, je me suis amusée à compter le nombre de pas que je fais à chaque promenade hygiénique de ma chienne. Si on poursuit le calcul, je fais du 6.840 pas à l’heure. Ça monte, ça descend, c’est parfois rocailleux et on compte quelques marches. Sur la route, j’en ferais probablement un peu moins. Ce matin, je ne me suis pas arrêtée ou si peu mais hier, j’ai encore été séduite par des fleurs de rencontre, certaines totalement inconnues, des contrejours charmants. Là, j’ai pris mon temps et de 20 minutes, je suis passée à 35 mais pas plus de pas pour autant !
Chardon bleu en contrejour
Gesses d’Espagne
Urosperme de Daléchamp
Campanules Raiponce
Dans la soirée, nous sommes repartis pour un tour. La lumière déclinante est propice à la photo. C’était parfois si beau, comme ce parterre de chardons, que j’en ai oublié la laisse de la chienne sur le sol. Il m’a fallu revenir sur mes pas plutôt que de boucler la promenade.
Et pourquoi pas aussi ces chardons rouges à tiges nues.
Le sportif, le pêcheur et... l'écureuil.
Il faisait gris à souhait ce matin là, à 8 heures, tandis que je dirigeais mes pas vers le parc de Sceaux, un gris tout parisien auquel je ne suis plus guère habituée. Heureusement, il y avait des parterres de fleurs sauvages pour égayer les lieux : des bleus, des blancs.
Et tandis que Madame regardait le ciel du haut de son piédestal, dans l’espoir d’une météo plus clémente, son aigle fidèle à ses pieds…
… un sportif court, court autour du Grand canal, tout de rouge habillé, tandis qu’un pêcheur imperturbable semble aux prises avec un sacré nœud sur son fil.
Je continue ma route vers les sous bois, là où les écureuils attendent les touristes qui leur apporte des friandises. Un coquin monte, le long de mon pantalon, jusqu’à ma taille et part vite se cacher. Mais où est-il ? C’est qu’ils sont vifs ces petits animaux, à peine entrevus, qu’ils nous échappent déjà !
Mais il est temps que je vous ramène à la maison et c’est moi qui conduis le train d’Orlyval qui m’emmène à mon avion où je n’aurai pas le loisir d’être auprès d’un hublot.
Des fleurs rouges
De la fenêtre de son bureau, au rez-de-chaussée, il y a quelques fleurs et elle s’extasie devant ces pivoines qui commencent à s’ouvrir délicatement, bousculant les gouttes d’eau qui s’accrochaient encore à leurs bourgeons comme pleins de petits diamants brillant au soleil fugace de la journée.
De la fenêtre de sa cuisine, elle regarde aussi ces œillets qui ont passé l’hiver dehors, dans le froid et qui, rassurés par ce printemps humide, triomphent de la pluie. Les gouttes tombent doucement alors que le soleil brille encore et elle me dit : « c’est le diable qui bat sa femme et qui marie sa fille »
Dans le périmètre de Port Royal
Il est 8H du matin et j’ai envie de faire un tour. Il ne pleut pas mais le beau temps est loin d’être assuré, même si un soleil timide tente une percée. Les oiseaux chantent si fort, les haies fleuries embaument tellement et les champs de maïs nouveau recèlent sûrement moultes gibiers pour la chienne qui m’accompagne et qui n’est pas la mienne. Celle-là court en tous sens, c’est le petit point noir sur la première photo, et je la vois bondir en cadence, comme un ressort, dans les jeunes pousses, disparaissant par moment captée par une odeur et réapparaissant un peu plus loin. J’ai beau l’appeler, elle ne me connaît plus, submergée par trop de senteurs amplifiées par l’humidité ambiante et vaporeuse des lieux. Nous sommes en bordure de la vallée de Chevreuse et tout n’est pas si plat qu’il y paraît.
Nous avons rejoint la forêt et j’ai pu rattraper la chienne qui terminera la balade en laisse. Nous descendons un chemin un peu boueux et tout en bas coule un ruisseau, à côté d’un lac où nagent des canards. En bordure de ce miroir d’eau, une belle maison de pierre. L’endroit est charmant mais j’ai peur de déranger et le petit déjeuner m’attend là-haut.
Sur la terre, c'est pas comme au ciel
J’ai quitté mon cheval pour quelques jours, malheureusement, j’aurais bien aimé le laisser dans l’herbe, mais ici, dans le Midi, c’est quasi impossible. Le vert, c’est juste une friandise offerte au passage, une récompense gourmande pour cheval sage…
… Et j’ai pris mon envol. J’ai évité de justesse les nuages qui transforment les avions en essoreuse à salade.
Et j’ai atterri dans un univers de champs multicolores, qui, depuis là haut forment un patchwork des plus original.
Pile ou face ou face ou pile
Suite à la joute télévisuelle entre nos deux candidats, afin que vous puissiez choisir, en toute connaissance de causes, pour lequel des deux vous voterez ou ne voterez pas, voici une petite rétrospective qui vaut bien tous les mots et sujets abordés pendant ces presque trois heures mercredi soir. Rassurez-vous, au bout d'une heure 1/4, je suis allée me coucher et j'ai très bien dormi.
D'abord, nous respecterons la parité et le temps de parole (pardon d'images) de chacun. Nous respecterons la gravité de la situation, bien mise en valeur par la couleur noire de la table, le noir des costumes, le noir de la robe de la journaliste. bref un enterrement de première classe.

Venons-en au fait!
L'oeil est aussi noir que la veste, on se mesure, on cherche à impressionner l'adversaire.
Sourire un peu forcé mais presque transparent: "j'ai un c.. devant moi, je vais n'en faire qu'une bouchée"
"Il est plus coriace ue je ne pensais, il m'énerve vraiment".
"Vous m'insultez Monsieur, je ne vous permets pas!"
"Sans blague!"
Mâchoire crispée: "J'ai envie de le mordre"
"Vous êtes un ignorant des faits cher Monsieur et mes chiffres diffèrent grandement des vôtres"
"Il est petit ce type, je vais l'écraser comme une puce".
"Je vais finir par l'étrangler".
Rassurez-vous, malgré les dernières images très violentes, on n'a déploré aucun mort.
Maintenant, vous savez tout, vous pourrez voter en votre âme et conscience!
A bientôt.
Un magnifique oiseau
J’ai toujours avec moi un appareil photos. Bien sûr le réflex ne peut être rangé dans mon sac à main et ne peut pas non plus être emmené quand je suis à cheval. Il est dans un sac à dos capitonné quand je pars à pieds en balade.
Mais cet après-midi là, à cheval, j’avais glissé le petit compact dans la poche du tapis de la selle, au côté de mon téléphone.
Soudain, mon regard fut attiré vers les arbres, les oiseaux chantaient gaillardement, le soleil revenu. Un oiseau voletait puis se posa sur une branche, assez loin de moi bien que je puisse voir qu’il semblait coloré. Il était sans doute peu effrayé par l’équidé qu’il ne considérait pas comme un ennemi potentiel. J’étais intriguée. Sortir mon petit appareil, coincer les rênes pour éviter de les voir descendre le long de l’encolure. J’étais sûre que l’oiseau serait parti, son compagnon ou sa compagne était proche. Et bien non, il est resté sur sa branche et m’observait visiblement. Zoom (il n’est pas très puissant), déclic. Il fut dans la boîte. Un petit tour de passe-passe et le voilà.
Je vous présente le Rollier d’Europe, un oiseau de la taille d’un geai. Il fait partie de la famille des coraciidés et se nourrit de gros insectes et de petits rongeurs qu’il capture en piqué depuis son perchoir. Il n’a pas de nid et pond dans un creux d’arbre qu’il trouve volontiers dans les allées de platanes. C’est un migrateurs qui voyage jusqu’au sud du Sahara.
J’aurais pu le cadrer encore plus mais il aurait encore perdu en qualité d’image !
Je vous retrouverai d'ici quelques jours!!! A bientôt.
Fleurs en larmes
Maison de charme à vendre à Hyères. Rendez-vous sur: http://edmond83.canalblog.com/
La journée a commencé sous la pluie, de gros nuages déversaient des ondées dignes de ces pays méditerranéens : courts mais intenses, entrecoupés de moments plus calmes mais tout aussi gris. J’aime assez ces ambiances mouillées, le port, vide de toute présence humaine et les reflets dans une eau qui fait concurrence au ciel. Il y a quelque chose de pathétique dans ces paysages qui semblent si peu adaptés aux couleurs autres que le bleu azuréen.
L’après-midi tirait à sa fin, quand je suis sortie, profitant d’une accalmie temporaire. La nature s’égouttait doucement et les paysages noircis par le dernier incendie éclataient des couleurs d’un tapis de fleurs. La vie reprenait ses droits et les mauves et les jaunes contrastaient avec les troncs qui eux n’avaient pas oublié leur douleur : celui du feu.
Ciste cotonneux
Cytise épineux
Asphodèle fistuleux
Linaire de pellicier
Enfin, je suis rentrée et, un peu plus loin, dans ma rue, Médor mettait le nez à sa fenêtre, humant l’air et regrettant sans doute de n’être point un chat !
Un monde bizarre
C’est un monde bizarre que je vous laisse découvrir, un monde irréel où le promeneur lambda se sent presque déplacé. C’est un monde fermé où rien n’a vraiment de sens. C’est le monde de la mode, du farfelu, c’est le festival de la villa Noailles.
Au fait, qui photographie l’autre ?


























